Jeudi 15 mai 2008
Avant d'en faire éventuellement un test sur le site (que je vous invite à visiter à l'adresse suivante : http://www.power-up.fr/), voici mon avis après 30 heures de jeu :


Dans l'ensemble, je suis relativement déçu. Pourquoi ? Tout simplement par tout le buzz médiatique (chaînes de télé, radio, pubs, sites spécialisés, etc.) créé autour de la sortie du jeu annoncé comme étant le jeu de l'année (mais aussi le produit culturel le plus vendu au monde).

Bon, ce n'est clairement pas le jeu de l'année, hein... Qu'on se le dise ! (attendons la fin de l'année avant d'émettre un jugement)

Les raisons invoquées : eh bien, GTA restera toujours GTA. Certes on nous propose de meilleurs graphismes (next-gen oblige), mais le gameplay reste quasiment inchangé : on fait des connaissances avec un tel pour qui on doit réaliser tout un tas de missions qui ne sont pas sans rappeler les précédents opus. Donc comme dans tout bon GTA qui se respecte, et bien on commence l'histoire en tant que chauffeur, puis on se fait un nom dans le milieu. Les histoires de meurtres et autres trahisons sont toujours présentes, mais semblent se répéter au fil du jeu (et cela n'innove en rien comparé aux précédents jeux de Rockstar).
Néanmoins, cet énième épisode apporte son panier garnis de petites innovations (au détriment d'autres qui finalement ne semblent plus avoir leur place ici). L'accent est mis sur le réalisme et tout est fait pour que le joueur soit le plus immergé possible. Ainsi, le portable fait son apparition, et c'est à partir de celui-ci que vous pourrez appeler vos contacts (afin de tisser des liens, activer des missions mais aussi appeler police secours). A noter également que le mode multijoueurs se lance à partir du portable (en gros, c'est comme si on appelait ses potes pour faire une partie à plusieurs). L'idée est vraiment bien pensée. Les webcafés font également partie des nouveautés. Dès lors, vous pourrez accéder au service en ligne de Liberty City (réplique imagée de New York) qui propose tout un florilège de sites dignes du monde réel (enfin virtuel...). Ainsi, vous pourrez consulter vos mails (là encore, des missions vous seront proposées), vous inscrire sur un site de rencontre et brancher toutes les filles que vous voulez, etc. (bon le seul intérêt étant clairement de consulter ses mails).

Malheureusement, les nouveautés s'arrêtent là, bien qu'elles soient intéressantes, mais la balance penche bien plus du côté des options qui nous ont été retirées. Tout d'abord, concernant les véhicules. Exit les avions, les tanks, les vélos, les véhicules miniatures. On se limite donc aux répliques de grosses cylindrées US, des gros hummers et autres véhicules emblématiques de l'Oncle Sam (les noms ont été changés mais les véhicules sont facilement reconnaissables pour peu qu'on s'y connaisse un temps soit peu). Leurs conduites sont également très différentes d'une caisse à l'autre, et les collisions ont subit une refonte totale. Désormais, il n'est pas rare de passer au travers du parebrise et d'aller s'écraser sur le bitume (quand ce n'est pas sur la caisse adverse). Voilà qui rajoute une touche de réalisme (bien que le bruits des moteurs daignent à nous convaincre, une fois de plus). Le nombre de stations de radio est relativement conséquent, et leurs styles suffisamment différents pour que les joueurs y trouvent leur compte.
La météo étant changeante, on passe très vite d'un temps ensoleillé à un temps pluvieux. Quelle que soit la situation, le rendu est vraiment époustouflant.

Autre déception, puisque sa grandeur s'en voit amoindri : la carte. En effet, les claustrophobes et autres détracteurs de grandes villes se sentiront vite à l'étroit dans ce qui n'est autre qu'un amas de tours en béton et de voies expess. La campagne n'est plus, malheureusement, qu'un lointain souvenir, mais gageons que les développeurs nous gardent ça pour un éventuel GTAV (ce qui une fois de plus, entrera en compte dans leur campagne commercial comme étant quelque chose de révolutionnaire... comme à chaque fois). Cependant, les différents quartiers sont reconnaissables, et en partie bien modellisés pour que le trompe-l'oeil remplisse son office. En effet, il n'est pas possible (comme cela nous avez pourtant été donné de croire) d'entrer ici et là ; seules quelques boutiques de fringues (au nombre affligeant de 3) viennent égrainer cet univers bien austère (sans compter les clubs de strip tease, les fast-food, etc.). Déçu donc en partie par le peu de magasins (et autres), et en général par le peu d'interaction avec le mode environnant.
Autre point décevant, mais qui fort heureusement n'entâche pas pour autant le titre : les cinématiques. Elles manquent de rythme dans les dialogues, et la synchronisation avec le faciès de notre héros n'est pas des plus convainquant (à revoir donc).

Autre chose (mais avis plutôt personnel), mais n'étant pas le seul à en émettre le souhait, je me permets donc d'intervenir sur ce que beaucoup d'entre nous attendent : des doublages dans la langue de Molière (ras le cul de devoir s'arrêter sur le bas côté pour attendre de voir ce qu'un tel a à nous dire). En revanche, on peut saluer les acteurs qui sont dans le ton.

Et puisque le jeu s'inscrit dans l'air du temps, il se voit gratifié d'un mode multijoueurs, proposant à lui seul pas moins d'une quinzaine de modes différents. Comme on le sait tous, la quantité n'a jamais fait la qualité. Cet adage s'avère ici d'autant plus vrai qu'au final, on en viendra vite à pester sur une visée automatique des plus imprécises, un lag monstreux pour peu que tous les joueurs se croisent au même carrefour, etc. Vous l'aurez compris, le mutli n'est pas encore tout à fait au point, et on fini très vite par retourner en solo afin d'accomplir ses sales besognes.

Pour finir sur une note plutôt positive, le jeu n'est pas exempt de références cinématograhiques, et les joueurs les plus avertis pourront ainsi sourire à des titres de missions tels que : "I Need Your Clothes Your Boots and Your Motorcycle" (Terminator 2 pour les plus jeunes). L'humour est également présent, mais pas forcément transcendant (un none wesh wesh, etc.). On sourit, mais on ne rit pas aux éclats.

Pour conclure, je dirais que GTAIV reprend en partie ce qui a fait le succès de la série jusqu'à présent, même si on aurait pu espérer un peu plus d'interactivité avec le monde environnant. Le jeu se veut désormais quelque peu plus sombre, plus mature, et semble s'inscrire dans la droite lignée des titres actuels. La durée est elle aussi conséquente (plus de 100 missions) quand on sait qu'on passera une bonne partie de notre temps de jeu à observer et à s'émerveiller (même si quelques bugs, effets de clipping, d'aliasing et de flou viennent entâcher le titre). Malheureusement, on nous avait promis un jeu qui allait révolutionner le genre, triste désillusion. On a beau se perdre dans les méandres de Liberty City, on se retrouve très vite limité à quelques possibilités déjà présentes dans les épisodes précédents. Pire, certains contenus ayant fait le succès de la série sont aux abonnés absents (pléthore de véhicules, carte hétéroclite, etc.) et les graphismes sont clairement en deçà des productions actuelles.

S'il fallait lui donner une note, je lui mettrai un 15.


Par MeeK - Publié dans : http://www.power-up.fr/
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus